Depuis quelques jours, on ne parle plus que d'une chose en Bretagne: les compétences en Géographie du chef de l'Etat français. Nantes est en effet en Bretagne, elle fut même la principale de nos
capitales historiques.
Pour Adsav, le parti du peuple breton, le nombre des réactions à cette "petite phrase" a un caractère à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant car elles prouvent que de nombreux Bretons
résistent toujours à la négation de notre histoire et de nos frontières par l'Etat français. Inquiétant, car elles mettent en lumière l'indigence politique de notre pays: c'est la France
qui définit toujours les priorités et contrôle les débats.
La France va-t-elle réformer sa carte administrative pour la rendre compatible avec nos frontières historiques ? On verra bien, nous avons envie de dire «chiche». Que la France respecte nos
frontières historiques pour tracer ses propres circonscriptions administratives est la moindre des choses. Cette évolution aurait au moins l'avantage de mettre en sourdine la mauvaise foi
flagrante et la propagande éhontée qui accompagnent le découpage actuel. A ceux qui s'attendent à des miracles Adsav répond: gardez les pieds sur terre ! Car rien n'indique que cette
hypothétique réforme administrative s'accompagne d'un ralentissement de la francisation à outrance de notre pays.
Tout suggère plutôt le contraire, qu'il s'agisse des atteintes portées à notre langue, notre culture ou à l'integrité de notre peuple. A ceux qui veulent soumettre le tracé de nos frontières plus
que millénaires à un référendum, Adsav demande: dans quel but ? Pourquoi soumettre des frontières maintes fois confirmées par le droit international à des manoeuvres électoralistes
lorsque la France semble enfin disposée à les reconnaître ?
Ne serait-il pas plus opportun de demander au peuple breton, dans son ensemble, de confirmer qu'il souhaite mener une vie normale de peuple indépendant ?
Pour Adsav, le Parti du Peuple Breton (PPB)
Kuzul Meur ADSAV (PPB)
http://www.adsav.org
Par Adsav
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Mercredi 24 septembre 2008
Compte Rendu de la festimanif du 20 septembre.
Le samedi 20 septembre, 10000 de nos compatriotes ont foulé le pavé nantais pour dénoncer les attaques répétées de l'État français contre notre culture, notre langue, en un mot notre identité
bretonne. Si la raison initiale de ce rassemblement était la défense du monde associatif breton face au projet de loi visant à « encadrer les pratiques amateurs », il fut aussi question
de la défense et de la promotion de notre langue nationale toujours insidieusement en proie à l'acharnement de l’État français, l' exemple de l'école de Merville à Lorient en étant en cette
rentrée scolaire un exemple emblématique.
Il fut également, bien sûr aussi rappelé au cri de «
Naoned e Breizh » et «
hep Naoned, Breizh ebet ! », la bretonnité du pays nantais et l' attachement de tous
les Bretons à leur ancienne capitale.
Parmi la foule des anonymes présents et au milieu des Gwenn-ha-du et de nos différents drapeaux bretons,
les militants d'Adsav! le parti du peuple breton, étaient bien entendu présents en
nombre, la plupart défilant au milieu de leurs associations respectives.
Contrairement à d'autres, Adsav! avait fait le choix de ne pas défiler sous ses propres couleurs afin que
cette manifestation reste celle de tous et ne soit pas confisquée par quelques uns
pour servir des intérêts étrangers aux revendications bretonnes.
Si l'insipide tiédeur régionaliste des discours n'était pas faite pour enthousiasmer les nationalistes que nous sommes, la chaleur humaine et la volonté de défense et de promotion de la culture
bretonne manifestées par cette marée humaine rassemblée place de petite-Hollande ont ragaillardi les cœurs.
Cette journée a permis de rappeler à l'État français ses devoirs envers une nation bretonne bafouée depuis bien trop longtemps. Les militants d'Adsav! espèrent toutefois que cet évènement ne sera
pas un feu de paille.
Le combat culturel doit se poursuivre sur le plan politique, ou alors, il aura été mené en vain... Sans l'indépendance et la liberté politique, l'identité bretonne et
les revendications culturelles resteront à jamais soumises au bon vouloir de Paris.
Kuzul Meur Adsav !
Le bureau politique
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Constitution française : le breton n'est pas à vendre, surtout pas à un musée !
Adsav! , le parti du peuple Breton souhaite mettre en garde nos compatriotes sur les faux espoirs qui pourraient naître de l'adoption par la France le 21 juillet 2008 d'une modification de sa
constitution. On peut lire au nouvel Article 75-1 que "Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France." La langue bretonne fait bien entendu partie du lot. Le nouvel article 75-1
de la constitution française pose un double problème. Celui d'une appropriation illégale de notre culture et celui d'une inégalité de traitement insupportable.
Soulignons d'abord que la France ne dit nullement qu'elle souhaite respecter la langue bretonne. Bien au contraire elle se l'approprie et pourra donc en disposer à sa guise. Dire que le breton et
les autres langues de l'hexagone « appartiennent » à la France permet de nous dépouiller un peu plus de ce qui nous appartient pour mieux le ranger au musée. Est-il utile de rappeler que l'Etat
Français s'est invité tout seul en Bretagne et qu'il ne possède aucun droit historique sur notre pays et encore moins sur notre langue? Le parti du peuple breton souhaite souligner par ailleurs
que la notion de langue régionale qui établit une inégalité de principe entre le français- langue d'Etat, langue des choses sérieuses- et les autres langues de l'hexagone- idiomes provinciaux,
objets de folklore - est une aberration linguistique. La notion de langue régionale ne fait que consacrer l'horrible idée que le breton ne serait qu'un "patois", au même titre que les
variantes dialectales du français. Cette escroquerie linguistique permet à l'Etat français de justifier le statut d'inférieur qu'il réserve aux Bretons. Adsav! le dit bien fort, le breton est la
langue nationale du peuple Breton, et s'il s'intègre bien dans quelque chose de plus grand, c'est dans la famille des langues celtiques: au côté du gaëlique d'Irlande, langue d'Etat et de travail
de l'Union Européenne.
Dans ces conditions, pourquoi se réjouir de cette OPA sur la langue bretonne ? Le véhicule minoritaire mais bien vivant de l'expression des Bretons n'est pas un objet inerte dont on peut
disposer, il est un trésor que les bretons ont le devoir de faire fructifier, par respect pour les générations qui les ont précédés et celles qui les suivront. La France n'en est pas plus
propriétaire qu'elle n'était propriétaire des langues arabes et berbères lorsque l'Algérie était française. Si la France se conformait au droit international, elle devrait affirmer son devoir
de respect au lieu de son prétendu droit de propriété. Il appartient aux Bretons de ne pas se laisser piéger et d'affirmer eux-mêmes leur culture face aux atteintes incessantes, qu'elles soient
ouvertes ou pernicieuses.
Kuzul Meur Adsav!
Le bureau politique
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Sarkozy's visit to Dublin: why should Ireland be lectured by France ?
Today, the President of France, Mr Sarkozy, came to Dublin to meet with Taoiseach Brian Cowen. The official purpose of the visit has been described in Ireland as an attempt to "understand" the No
vote in the recent Lisbon Treaty referendum. For Adsav!, the Breton People's Party, understanding that many people in Europe do not want more bureaucracy and less freedom should not be too
difficult. There is little doubt , however, that this visit is primarily about finding ways to make the Irish people change their minds, or at least this is how it has been presented within
French policy circles. This patronising approach is typical of the French way: the State comes before the people. What is more difficult to understand, however, is the reason why any nation
should accept to be lectured by France. As some Irish people may know, Sarkozy's France is, more than ever before in recent times, a bully of small nations. The small nations that live within the
fence of the French 'pale'-- including four to five million Celtic Bretons -- enjoy no political or cultural liberties and cannot speak for themselves through referenda. Is this the
brilliant model that the French President is trying to promote at EU level ?
We will see what comes out of today's meetings. Let us hope for the future of both Ireland and Brittany that the contemptuous attitude of France will only meet defiance in Dublin.
Frederig ar Bouder
Party Leader
Adsav, Breton People's Party.
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Révision de la Constitution française: à quand des réserves indigènes pour enfermer les Bretons?
La France vient de modifier sa Constitution afin de faire une place à ce qu'elle appelle les « langues régionales ».
N'en doutons-pas, le breton fait partie de la liste.
Adsav, le parti du peuple breton, comprend la joie de nombreux compatriotes qui espèrent ainsi endiguer la francisation de la Bretagne. Il est malheureusement de notre devoir de rappeler
l'évidence: cette joie se nourrit de vaines illusions.
En réalité, lorsqu'on y regarde de près, l'initiative française ne s'accompagne d'aucun projet sérieux. Il n'est pas prévu de concéder aux Bretons les pouvoirs minimums qui permettraient
de maintenir la langue bretonne en vie : rien au sujet de la maîtrise de l'enseignement, des médias, de l'administration, c'est à dire les leviers qui permettraient de conduire une véritable
politique linguistique à l'image de celle menée par d'autres peuples sans Etat comme les Gallois ou les Catalans.
Il n'a pas non plus échappé au parti du peuple breton que cette fumeuse appellation de « langues régionales » donne désormais un vernis constitutionnel à la discrimination linguistique
anti-bretonne. Comment ne pas percevoir que l'Etat français aura bon jeu de justifier les pires injustices et discriminations sur la base de l'inégalité, désormais officielle, entre « langue
de la république » et « langues régionales » ?
Dans les enceintes internationales l'Etat français pourra désormais se draper dans sa sacro-sainte Constitution pour justifier les pires vexations.
Et lorsque les collectivités bretonnes voudront aider le breton de manière trop « ostentatoire » l'administration saura les rappeler à l'ordre au nom de la primauté du français. En fait ce que
les députés français ont fait, c'est introduire un nouveau principe d'Inégalité qui confinera notre langue dans le rôle de « patois ». C'est à dire qu'ils ont laissé libre cours à leurs
fantasmes linguistiques d'un autre âge.
La prochaine étape? Organiser la fossilisation du breton par voie législative et réglementaire. N'en doutons-pas, le travail sera bel et bien fini lorsque la France aura mis en place des réserves
indigènes pour enfermer les Bretons…
Kuzul Meur Adsav!
Le bureau politique
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