Constitution française : le breton n'est pas à vendre, surtout pas à un musée !
Adsav! , le parti du peuple Breton souhaite mettre en garde nos compatriotes sur les faux espoirs qui pourraient naître de l'adoption par la France le 21 juillet 2008 d'une modification de sa
constitution. On peut lire au nouvel Article 75-1 que "Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France." La langue bretonne fait bien entendu partie du lot. Le nouvel article 75-1
de la constitution française pose un double problème. Celui d'une appropriation illégale de notre culture et celui d'une inégalité de traitement insupportable.
Soulignons d'abord que la France ne dit nullement qu'elle souhaite respecter la langue bretonne. Bien au contraire elle se l'approprie et pourra donc en disposer à sa guise. Dire que le breton et
les autres langues de l'hexagone « appartiennent » à la France permet de nous dépouiller un peu plus de ce qui nous appartient pour mieux le ranger au musée. Est-il utile de rappeler que l'Etat
Français s'est invité tout seul en Bretagne et qu'il ne possède aucun droit historique sur notre pays et encore moins sur notre langue? Le parti du peuple breton souhaite souligner par ailleurs
que la notion de langue régionale qui établit une inégalité de principe entre le français- langue d'Etat, langue des choses sérieuses- et les autres langues de l'hexagone- idiomes provinciaux,
objets de folklore - est une aberration linguistique. La notion de langue régionale ne fait que consacrer l'horrible idée que le breton ne serait qu'un "patois", au même titre que les
variantes dialectales du français. Cette escroquerie linguistique permet à l'Etat français de justifier le statut d'inférieur qu'il réserve aux Bretons. Adsav! le dit bien fort, le breton est la
langue nationale du peuple Breton, et s'il s'intègre bien dans quelque chose de plus grand, c'est dans la famille des langues celtiques: au côté du gaëlique d'Irlande, langue d'Etat et de travail
de l'Union Européenne.
Dans ces conditions, pourquoi se réjouir de cette OPA sur la langue bretonne ? Le véhicule minoritaire mais bien vivant de l'expression des Bretons n'est pas un objet inerte dont on peut
disposer, il est un trésor que les bretons ont le devoir de faire fructifier, par respect pour les générations qui les ont précédés et celles qui les suivront. La France n'en est pas plus
propriétaire qu'elle n'était propriétaire des langues arabes et berbères lorsque l'Algérie était française. Si la France se conformait au droit international, elle devrait affirmer son devoir
de respect au lieu de son prétendu droit de propriété. Il appartient aux Bretons de ne pas se laisser piéger et d'affirmer eux-mêmes leur culture face aux atteintes incessantes, qu'elles soient
ouvertes ou pernicieuses.
Kuzul Meur Adsav!
Le bureau politique
par Adsav
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Sarkozy's visit to Dublin: why should Ireland be lectured by France ?
Today, the President of France, Mr Sarkozy, came to Dublin to meet with Taoiseach Brian Cowen. The official purpose of the visit has been described in Ireland as an attempt to "understand" the No
vote in the recent Lisbon Treaty referendum. For Adsav!, the Breton People's Party, understanding that many people in Europe do not want more bureaucracy and less freedom should not be too
difficult. There is little doubt , however, that this visit is primarily about finding ways to make the Irish people change their minds, or at least this is how it has been presented within
French policy circles. This patronising approach is typical of the French way: the State comes before the people. What is more difficult to understand, however, is the reason why any nation
should accept to be lectured by France. As some Irish people may know, Sarkozy's France is, more than ever before in recent times, a bully of small nations. The small nations that live within the
fence of the French 'pale'-- including four to five million Celtic Bretons -- enjoy no political or cultural liberties and cannot speak for themselves through referenda. Is this the
brilliant model that the French President is trying to promote at EU level ?
We will see what comes out of today's meetings. Let us hope for the future of both Ireland and Brittany that the contemptuous attitude of France will only meet defiance in Dublin.
Frederig ar Bouder
Party Leader
Adsav, Breton People's Party.
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Révision de la Constitution française: à quand des réserves indigènes pour enfermer les Bretons?
La France vient de modifier sa Constitution afin de faire une place à ce qu'elle appelle les « langues régionales ».
N'en doutons-pas, le breton fait partie de la liste.
Adsav, le parti du peuple breton, comprend la joie de nombreux compatriotes qui espèrent ainsi endiguer la francisation de la Bretagne. Il est malheureusement de notre devoir de rappeler
l'évidence: cette joie se nourrit de vaines illusions.
En réalité, lorsqu'on y regarde de près, l'initiative française ne s'accompagne d'aucun projet sérieux. Il n'est pas prévu de concéder aux Bretons les pouvoirs minimums qui permettraient
de maintenir la langue bretonne en vie : rien au sujet de la maîtrise de l'enseignement, des médias, de l'administration, c'est à dire les leviers qui permettraient de conduire une véritable
politique linguistique à l'image de celle menée par d'autres peuples sans Etat comme les Gallois ou les Catalans.
Il n'a pas non plus échappé au parti du peuple breton que cette fumeuse appellation de « langues régionales » donne désormais un vernis constitutionnel à la discrimination linguistique
anti-bretonne. Comment ne pas percevoir que l'Etat français aura bon jeu de justifier les pires injustices et discriminations sur la base de l'inégalité, désormais officielle, entre « langue
de la république » et « langues régionales » ?
Dans les enceintes internationales l'Etat français pourra désormais se draper dans sa sacro-sainte Constitution pour justifier les pires vexations.
Et lorsque les collectivités bretonnes voudront aider le breton de manière trop « ostentatoire » l'administration saura les rappeler à l'ordre au nom de la primauté du français. En fait ce que
les députés français ont fait, c'est introduire un nouveau principe d'Inégalité qui confinera notre langue dans le rôle de « patois ». C'est à dire qu'ils ont laissé libre cours à leurs
fantasmes linguistiques d'un autre âge.
La prochaine étape? Organiser la fossilisation du breton par voie législative et réglementaire. N'en doutons-pas, le travail sera bel et bien fini lorsque la France aura mis en place des réserves
indigènes pour enfermer les Bretons…
Kuzul Meur Adsav!
Le bureau politique
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Le premier trimestre 2008 s’est achevé par un succès sans précédent pour Adsav, le parti du peuple Breton. Très bons scores aux élections cantonales, visibilité médiatique maximale,
reconnaissance internationale. Grâces aux élections Adsav s’est imposé comme un acteur politique en Bretagne, Adsav intéresse, et surtout Adsav attire de plus en plus de bretons.
Comme toutes les poussées de croissance, celle d’Adsav va entraîner de nombreux défis, et parmi eux, l’encadrement et la formation de la jeunesse militante. Pour répondre à ce besoin, la
structure existante des YBB (Yaouankiz Broadelour Breizh/Jeunesse nationaliste bretonne) est restructurée, désormais, tous les jeunes de 18 ans et plus (dès 16 ans avec autorisation parentale)
pourront se retrouver au sein de “Kadarn“, la structure des jeunesses indépendantistes bretonne.
Kadarn a désormais pour vocation la formation politique, et la formation nationaliste bretonne des jeunes Bretons. Kadarn assurera des activités de cohésion entre jeunes, et des activités
militantes.
Jeune Breton, rejoins nous, et participe au combat breton avec Kadarn !
Bevet Breizh, Bevet Kadarn !
http://www.kadarn.org
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Le Télégramme de ce jour publie un article : « L'extrême-droite bretonne prépare les cantonales ». Cet article tendancieux stigmatise Adsav !,
le parti du peuple Breton, et appelle une réponse.
Commençons par l'amalgame inacceptable entre l'hymne national breton et « un chant en breton aux accents paramilitaires » (sic). A l'issue de
notre congrès annuel, la salle , bondée, s'est levée et a bien chanté le Bro Gozh Ma Zadou. Cette mélodie, nous la partageons depuis 1897 avec le peuple gallois ; chaque fois que vous regardez un
match de rugby France-Galles, ce chant résonne dans les stades, et je n'ai encore vu personne s'en plaindre. Contrairement à la Marseillaise, cette mélodie n'a rien de militaire; les paroles,
parlent d'amour du pays et on n'y appelle pas à ce «qu'un sang impur abreuve nos sillons ».
Vient ensuite notre service d'ordre « aux couleurs du parti » . Il serait « impressionnant
» (sic) qualificatif qui cherche visiblement à faire peur. Pour répondre aux sous-entendus je rappellerai que les personnes qui assurent la sécurité de la salle ne se
distinguent des autres participants que par le port d'une casquette et d'un coupe-vent vert. On peut le vérifier sur les photos. D'impressions en préjugés, le journaliste anonyme dont on se
demande vraiment ce qu'il connaît à la Bretagne, s'emploie à nous coller des étiquettes peu flatteuses. Vouloir une Bretagne bretonne où les Bretons puissent rester au pays serait «
parler d'immigration » (sic). Parler d'immigration ou de tout autre sujet ne me dérange pas ; mais dans le cas présent on a du mal à faire le lien. A part chercher à tout prix une
combine qui justifie le qualificatif « d'extrémiste» ? Puisque le journaliste veut parler d'immigration je dirai en passant que ce n'est pas le parti du peuple breton
qui propose la création d'un ministère de l'immigration, c'est l'actuel gouvernement de la France qui l'a fait.
Doit-on mettre ces amalgames honteux sur le compte d'une ignorance totale de la chose bretonne? Ce n'est pas à moi de répondre. L'article transpire de préjugés contre nos symboles, notre langue,
et la défense de notre personnalité bretonne. Il donne l'impression désagréable que la France de l'ère Sarkozy est en train de revenir à grands pas à l'ambiance des années 1950, lorsque se dire
Breton était un crime. Il appartient au Télégramme de décider s'il préfère tenir le rôle d'un journal d'information ou celui d'un tabloïd de bas étage.
Frederig Ar Bouder,
penn-rener Adsav !
Lire l'article sur l'ABP
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Janvier 2008, mois de l’action bretonne
Le 19 janvier 2008 s’est tenu à Lorient le VIIIe congres d’Adsav!, le parti du peuple breton, devant plus de 200 personnes. Cet événement fut le point d’orgue d’un mois d’actions d’envergure
menées en Bretagne et en Europe.
Entre le 12 et le 16 janvier, les journées d’action bretonne, inaugurées par Ronan Le Gall, ont débuté par une tournée de travaux et de rencontres. Ces visites ont permis de rencontrer des
représentants du monde économique et de coordonner les activités d’Adsav ! en Bretagne et à l’étranger. A cette occasion, Ronan Le Gall rencontra, à Paris, des membres de la diaspora bretonne,
nombreuse en Ile de France. Le 17 janvier, une délégation conduite par Frederig Ar Bouder se rendit cette fois au siège du parlement européen, à Strasbourg. Le parti du peuple breton fut
chaleureusement accueilli par le Président du Vlaams Belang, M. Frank Vanhecke, accompagné de MM. Philip Claeys et Koen Dillen. Visiblement très sensibles à la cause bretonne, les parlementaires
flamands ont souhaité explorer les possibilités de coopération concrète entre nos deux nations dans les domaines politiques, économiques et culturels. La perspective d’une indépendance de la
Flandre et la chance qu’elle représente pour la construction d’une Europe des peuples ont également été évoquées. La délégation a ensuite rencontré MM. Mario Borghezio et Francesco Enrico Speroni
membres de la Lega Nord et anciens ministres. Des possibilités concrètes de coopération entre les mouvements de Bretagne et de Padanie furent à l’ordre du jour, ainsi que la perspective de placer
la question des droits historiques et linguistiques de la Bretagne au coeur du débat européen. Des engagements ont également été pris en vue de visites prochaines auprès de parlementaires
Irlandais et Danois. Ces coopérations devraient permettre de poser plus ouvertement la question de la présence française en Bretagne. Une tournée dans les Pays de la « Celtie » est également
envisagée. La visite d’Adsav! à Strasbourg fut également l’occasion d’une prise de contact informelle avec des acteurs du renouveau linguistique en Alsace et en Lorraine germanophone.
Le VIIIe Congres d’Adsav ! débuta par un renouvellement du bureau politique. Frederig Ar Bouder succède à Padrig Montauzier, qui, après huit années de présidence, ne souhaitait pas briguer de
nouveau mandat. Ronan Le Gall assumera désormais les fonctions de Vice-président et Eric Launay celles de Secrétaire national. Pendant son discours d’investiture Frederig Ar Bouder souligna
l’importance du travail effectué sous la présidence Montauzier, et sa volonté de conserver au mouvement son orientation actuelle: l’indépendance dans l’Europe, au service du peuple breton. Le
nouveau bureau politique procéda ensuite à la présentation officielle des premiers candidats d’Adsav ! aux élections cantonales de mars 2008. Le parti du peuple breton sera présent dans au moins
six cantons: Auray (56), Briec sur l’Odet (29), Châteaugiron (35), Dol de Bretagne (35), Lamballe (22) et
Saint-Père-en-Retz (44). Le thème général du congrès était «Elections 2008 : et après ? Enjeux et perspectives de la renaissance bretonne ». Les allocutions de Pierre Boutin et
de Frederig Ar Bouder mirent l’accent sur la nécessité de compléter l’action électorale immédiate par un travail en profondeur, pour contrer la politique de « génocide culturel » insidieux mise
en place par l’Etat français. Face à la destruction de notre langue, de nos paysages, aux discriminations et aux transferts de populations, le renouveau de la Bretagne suppose l’émergence de
contre-pouvoirs bretons. Eux seuls permettront d’accompagner les efforts culturels. Apres l’évocation de messages de soutien venus de Flandre et d’Occitanie, le congrès s'est terminé comme à son
habitude par le Bro gozh ma zadou et un grand banquet.
par Adsav
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