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Dimanche 27 juillet 2008
Constitution française : le breton n'est pas à vendre, surtout pas à un musée !


Adsav! , le parti du peuple Breton souhaite mettre en garde nos compatriotes sur les faux espoirs qui pourraient naître de l'adoption par la France le 21 juillet 2008 d'une modification de sa constitution. On peut lire au nouvel Article 75-1 que "Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France." La langue bretonne fait bien entendu partie du lot. Le nouvel article 75-1 de la constitution française pose un double problème. Celui d'une appropriation illégale de notre culture et celui d'une inégalité de traitement insupportable.

Soulignons d'abord que la France ne dit nullement qu'elle souhaite respecter la langue bretonne. Bien au contraire elle se l'approprie et pourra donc en disposer à sa guise. Dire que le breton et les autres langues de l'hexagone « appartiennent » à la France permet de nous dépouiller un peu plus de ce qui nous appartient pour mieux le ranger au musée. Est-il utile de rappeler que l'Etat Français s'est invité tout seul en Bretagne et qu'il ne possède aucun droit historique sur notre pays et encore moins sur notre langue? Le parti du peuple breton souhaite souligner par ailleurs que la notion de langue régionale qui établit une inégalité de principe entre le français- langue d'Etat, langue des choses sérieuses- et les autres langues de l'hexagone- idiomes provinciaux, objets de folklore - est une aberration linguistique. La notion de langue régionale ne fait que consacrer l'horrible idée que le breton ne serait qu'un "patois", au même titre que les variantes dialectales du français. Cette escroquerie linguistique permet à l'Etat français de justifier le statut d'inférieur qu'il réserve aux Bretons. Adsav! le dit bien fort, le breton est la langue nationale du peuple Breton, et s'il s'intègre bien dans quelque chose de plus grand, c'est dans la famille des langues celtiques: au côté du gaëlique d'Irlande, langue d'Etat et de travail de l'Union Européenne.

Dans ces conditions, pourquoi se réjouir de cette OPA sur la langue bretonne ? Le véhicule minoritaire mais bien vivant de l'expression des Bretons n'est pas un objet inerte dont on peut disposer, il est un trésor que les bretons ont le devoir de faire fructifier, par respect pour les générations qui les ont précédés et celles qui les suivront. La France n'en est pas plus propriétaire qu'elle n'était propriétaire des langues arabes et berbères lorsque l'Algérie était française. Si la France se conformait au droit international, elle devrait affirmer son devoir de respect au lieu de son prétendu droit de propriété. Il appartient aux Bretons de ne pas se laisser piéger et d'affirmer eux-mêmes leur culture face aux atteintes incessantes, qu'elles soient ouvertes ou pernicieuses.

Kuzul Meur Adsav!
Le bureau politique
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Lundi 21 juillet 2008
Sarkozy's visit to Dublin: why should Ireland be lectured by France ?

Today, the President of France, Mr Sarkozy, came to Dublin to meet with Taoiseach Brian Cowen. The official purpose of the visit has been described in Ireland as an attempt to "understand" the No vote in the recent Lisbon Treaty referendum. For Adsav!, the Breton People's Party, understanding that many people in Europe do not want more bureaucracy and less freedom should not be too difficult. There is little doubt , however, that this visit is primarily about finding ways to make the Irish people change their minds, or at least this is how it has been presented within French policy circles. This patronising approach is typical of the French way: the State comes before the people. What is more difficult to understand, however, is the reason why any nation should accept to be lectured by France. As some Irish people may know, Sarkozy's France is, more than ever before in recent times, a bully of small nations. The small nations that live within the fence of the French 'pale'-- including four to five million Celtic Bretons --  enjoy no political or cultural liberties and cannot speak for themselves through referenda. Is this the brilliant model that the French President is trying to promote at EU level ?

We will see what comes out of today's meetings. Let us hope for the future of both Ireland and Brittany that the contemptuous attitude of France will only meet defiance in Dublin.

Frederig ar Bouder
Party Leader
Adsav, Breton People's Party.
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Samedi 21 juin 2008
Français, arrêtez de jouer avec notre langue !

La France rétablit la peine de Mort pour la langue Bretonne.
C'est avec une certaine ironie que l'amendement qui introduisait la notion de "langues régionales" dans la Constitution de la république française a été repoussé par le Sénat après avoir été voté en grande pompe par l'Assemblée "nationale".
Adsav, le parti du peuple Breton, ne s'étonne nullement de ces revirements qui, une fois de plus, font perdre du temps à ceux qui auraient pris au sérieux les gesticulations des politiciens français.
On notera au passage que les partis français soi-disant « ouverts » sur la question, comme l'UDF, ont voté de manière tout aussi hostile que des partis réputés centralisateurs comme l'UMP ou le PC. Voici une preuve de plus qu'il n'y a rien à attendre de bon des partis français.

Plus que jamais, il apparaît de manière évidente que la langue bretonne ne sera sauvée que par nous mêmes, Bretons, et que cette tache ardue nécessite une maîtrise pleine et entière de notre politique linguistique. Une politique linguistique digne de ce nom suppose bien entendu au préalable de mettre un terme aux liens de sujétion qui nous enchaînent à la France. Au cours du temps, l'état français sous toutes ses formes n'a apporté que des preuves de son hostilité au maintien de notre personnalité. Toute cette affaire conforte Adsav dans ses choix: nous n'avons pas à trancher entre la fossilisation de notre langue par le biais d'un statut de "monument historique" ou son éradication pure et simple.

La langue bretonne n'appartient pas à la France; le peuple Breton l'a reçue en héritage et c'est à lui de la faire vivre, en toute indépendance.

Kuzul Meur Adsav,
Bureau Politique d'Adsav
http://www.adsav.info/

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Lundi 16 juin 2008
Le NON irlandais : à quand l'Europe des cent drapeaux ?

Oui à l'Europe des peuples
Les citoyens de la République d'Irlande viennent de rejeter par référendum le traité de Lisbonne. Ils étaient seuls en Europe à oser soumettre ce texte à un vote populaire, ce qui en dit long sur l'état de la démocratie en Europe. Plus de 53% des électeurs ont dit NON et la participation électorale fut relativement bonne, ce qui renforce la portée de cette decision.

Adsav, le parti du peuple breton, se réjouit de cette nouvelle expression du bon sens europeen. Le traité de Lisbonne n'était qu'une « resucée » du projet de Constitution européenne. Notons que le gouvernement francais porte une lourde responsabilité dans ce tour de passe-passe qui a consisté à reservir un projet que ses propres administrés avaient refusé par référendum. Ce mauvais traité aurait donné une dimension intangible à la tutelle des grands états et de la bureaucratie bruxelloise sur les petites nations.

Le NON irlandais constitue une preuve de plus que l'idée d'une Europe désincarnée et irresponsable ne fait plus recette. Comme à son habitude le pouvoir Français s'est empressé de faire l'autruche: on parle déjà de « pédagogie » - alors que les Irlandais n'ont que trop bien compris la nature du problème- et de « sortie de la crise » - c'est à dire de manipulations visant à isoler l'Irlande pour « régler le probleme» en sous-main.

Adsav, le parti du peuple breton, met en garde nos concitoyens contre cette fuite en avant. Il est plus que temps de tourner le dos à ces logiques du passé pour partir sur de nouvelles bases. Notre continent doit se ressaisir au plus vite car les défis s'accumulent : émergence de nouvelles super-puissances, migrations incontrolées, changement climatique, crise énergétique. Ce n'est pas en perfectionnant ce qui ne fonctionne pas que nous pourrons relever ces défis.

Le temps est venu de construire enfin l'Europe aux cent drapeaux.
C'est à dire d'organiser une confédération au service des peuples de notre continent au sein de laquelle la Bretagne trouvera naturellement sa place au même titre que la nation irlandaise qui elle, a encore le pouvoir de dire NON.
 

Pour le Kuzul Meur,
Frederig Ar Bouder

Penn rener Adsav
Président d'Adsav

http://frederig.ar.bouder.adsav.org/

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Samedi 14 juin 2008
Terrain de la rave party à Briec à proximité des habitations
Lors des dernières élections cantonales, le candidat d'adsav le parti du peuple breton mettait en garde la population du canton de Briec contre la tenue de « raves » organisées par l'état français. 3 mois plus tard, le cauchemar est bien réel à Briec. Réquisitionnés contre l'avis des propriétaires, plusieurs hectares sont livrés à des milliers de personnes durant ce week-end.

Fidèle à son esprit colonialiste, l'état français impose donc une nouvelle fois ce type de rassemblement, qui est organisé aux frais des contribuables bretons. Les pires conséquences sont a craindre: ces manifestations détruisent notre environnement et alimentent le trafic de drogue.

Dans ces conditions on peut s'étonner que le maire de Briec, Monsieur LE PANN, ait renoncé à saisir le tribunal administratif pour empêcher la tenue de la rave party. Interrogé à ce sujet il nous a répondu qu'il n'aurait pas voulu jeter de l'huile sur le feu. C'est oublier que la sauvegarde de la Bretagne passe avant les bonnes relations avec la Préfecture, surtout lorsque celle-ci se fait le relais de décisions hostiles prises depuis Paris.

Adsav, le parti du peuple breton relève par ailleurs que l'ensemble des brigades de gendarmerie du département semblent avoir été mobilisées pour l'occasion. Cette decision indique l'ampleur du péril. Nous posons une question: comment l'état français compte-t-il assumer ses responsabilités en matière de sécurité des personnes et des biens sur le reste du Finistère? Une fois de plus nous ne devons rien attendre de la France « fin de règne » qui marche sur la tête.

Adsav, le parti du peuple breton appelle tous les bretons à se prendre enfin en mains et à choisir leur destinée pour ne plus avoir à supporter les choix autoritaires de l'état français colonialiste.


Pour le Kuzul Meur,
Ronan LE GALL
eil pen rener Adsav
vice-président d'Adsav


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Mercredi 4 juin 2008
Révision de la Constitution française: à quand des réserves indigènes pour enfermer les Bretons?

La France vient de modifier sa Constitution afin de faire une place à ce qu'elle appelle les « langues régionales ».
N'en doutons-pas, le breton fait partie de la liste.
Adsav, le parti du peuple breton, comprend la joie de nombreux compatriotes qui espèrent ainsi endiguer la francisation de la Bretagne. Il est malheureusement de notre devoir de rappeler l'évidence: cette joie se nourrit de vaines illusions.
En réalité, lorsqu'on y regarde de près, l'initiative française ne s'accompagne d'aucun projet sérieux. Il n'est pas prévu de concéder aux Bretons les pouvoirs minimums qui permettraient de maintenir la langue bretonne en vie : rien au sujet de la maîtrise de l'enseignement, des médias, de l'administration, c'est à dire les leviers qui permettraient de conduire une véritable politique linguistique à l'image de celle menée par d'autres peuples sans Etat comme les Gallois ou les Catalans.
Il n'a pas non plus échappé au parti du peuple breton que cette fumeuse appellation de « langues régionales » donne désormais un vernis constitutionnel à la discrimination linguistique anti-bretonne. Comment ne pas percevoir que l'Etat français aura bon jeu de justifier les pires injustices et discriminations sur la base de l'inégalité, désormais officielle, entre « langue de la république » et « langues régionales » ?
Dans les enceintes internationales l'Etat français pourra désormais se draper dans sa sacro-sainte Constitution pour justifier les pires vexations.
Et lorsque les collectivités bretonnes voudront aider le breton de manière trop « ostentatoire » l'administration saura les rappeler à l'ordre au nom de la primauté du français. En fait ce que les députés français ont fait, c'est introduire un nouveau principe d'Inégalité qui confinera notre langue dans le rôle de « patois ». C'est à dire qu'ils ont laissé libre cours à leurs fantasmes linguistiques d'un autre âge.
La prochaine étape? Organiser la fossilisation du breton par voie législative et réglementaire. N'en doutons-pas, le travail sera bel et bien fini lorsque la France aura mis en place des réserves indigènes pour enfermer les Bretons…

Kuzul Meur Adsav!
Le bureau politique

L'enseignement du bon dans les écoles de Bretagne
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Samedi 10 mai 2008
Plus que jamais, la survie de la langue bretonne passe par l'indépendance

En organisant un simulacre de débat sur les soi-disant "langues régionales", prélude à l'affirmation solennelle de son opposition à tout changement de politique linguistique, la France vient une fois de plus d'organiser une opération de propagande à grande échelle pour son modèle de gouvernement: la prison des peuples. Adsav! , le parti du peuple Breton, rappelle que le débat qui s'est déroulé à l'Assemblée nationale française sur les prétendues "langues régionales" a tenu de la mauvaise farce. En mettant sur le même plan des langues nationales de culture, comme le Breton, et des variations locales du Français, le débat était déjà bien mal amorcé: il pataugeait dans le provincialisme d'un autre temps. Pourquoi Mme Christine Albanel, ministre de la Culture française, cru-t-elle bon d'affirmer haut et fort le refus de son gouvernement de ratifier la Charte européenne des langues minoritaires ? Sans doute dans le but de promouvoir une fois de plus « l'exception française », car il aurait suffit de prendre acte de la violation permanent des textes des Nations Unies en la matière pour comprendre que l'Etat français n'a aucune intention de changer de politique linguistique. Un peu de clarté dans ce domaine aurait évité au contribuable breton de payer les frais d'un « débat » inutile.


Alors qu'on cherche à distraire les Bretons des vrais enjeux linguistiques, alors qu'on leur fait perdre un temps précieux, Adsav, le parti du peuple Breton, rappelle solennellement que la langue bretonne n'est pas une sous-variante régionale d'on ne sait trop quoi, mais la langue millénaire du peuple Breton. Ce peuple, d'origine celtique et insulaire existait déjà avant que l'Etat français ne se constitue. Nous n'avons de leçons à recevoir de personne en matière linguistique et c'est à nous, Bretons, qu'il appartient de défendre notre héritage culturel. Sans politique linguistique ambitieuse qui mette en valeur le breton dans l'éducation et les medias, notre langue, dont le nombre de locuteurs décline rapidement, ne passera pas le cap du XXIe siècle. Sans gouvernement breton pour organiser cette tâche, les minces succès seront illusoires. Plus que jamais, sauver la langue bretonne passe par le retour à l'indépendance de notre vieille nation.

Kuzul Meur Adsav!
Le bureau politique



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Lundi 5 mai 2008

Le premier trimestre 2008 s’est achevé par un succès sans précédent pour Adsav, le parti du peuple Breton. Très bons scores aux élections cantonales, visibilité médiatique maximale, reconnaissance internationale. Grâces aux élections Adsav s’est imposé comme un acteur politique en Bretagne, Adsav intéresse, et surtout Adsav attire de plus en plus de bretons.

Comme toutes les poussées de croissance, celle d’Adsav va entraîner de nombreux défis, et parmi eux, l’encadrement et la formation de la jeunesse militante. Pour répondre à ce besoin, la structure existante des YBB (Yaouankiz Broadelour Breizh/Jeunesse nationaliste bretonne) est restructurée, désormais, tous les jeunes de 18 ans et plus (dès 16 ans avec autorisation parentale) pourront se retrouver au sein de “Kadarn“, la structure des jeunesses indépendantistes bretonne.

Kadarn a désormais pour vocation la formation politique, et la formation nationaliste bretonne des jeunes Bretons. Kadarn assurera des activités de cohésion entre jeunes, et des activités militantes.

Jeune Breton, rejoins nous, et participe au combat breton avec Kadarn !

Bevet Breizh, Bevet Kadarn !

http://www.kadarn.org


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Mercredi 23 janvier 2008
Le Télégramme de ce jour publie un article : « L'extrême-droite bretonne prépare les cantonales ». Cet article tendancieux stigmatise Adsav !, le parti du peuple Breton, et appelle une réponse.

Commençons par l'amalgame inacceptable entre l'hymne national breton et « un chant en breton aux accents paramilitaires » (sic). A l'issue de notre congrès annuel, la salle , bondée, s'est levée et a bien chanté le Bro Gozh Ma Zadou. Cette mélodie, nous la partageons depuis 1897 avec le peuple gallois ; chaque fois que vous regardez un match de rugby France-Galles, ce chant résonne dans les stades, et je n'ai encore vu personne s'en plaindre. Contrairement à la Marseillaise, cette mélodie n'a rien de militaire; les paroles, parlent d'amour du pays et on n'y appelle pas à ce «qu'un sang impur abreuve nos sillons ».

Vient ensuite notre service d'ordre « aux couleurs du parti » . Il serait « impressionnant » (sic) qualificatif qui cherche visiblement à faire peur. Pour répondre aux sous-entendus je rappellerai que les personnes qui assurent la sécurité de la salle ne se distinguent des autres participants que par le port d'une casquette et d'un coupe-vent vert. On peut le vérifier sur les photos. D'impressions en préjugés, le journaliste anonyme dont on se demande vraiment ce qu'il connaît à la Bretagne, s'emploie à nous coller des étiquettes peu flatteuses. Vouloir une Bretagne bretonne où les Bretons puissent rester au pays serait « parler d'immigration » (sic). Parler d'immigration ou de tout autre sujet ne me dérange pas ; mais dans le cas présent on a du mal à faire le lien. A part chercher à tout prix une combine qui justifie le qualificatif « d'extrémiste» ? Puisque le journaliste veut parler d'immigration je dirai en passant que ce n'est pas le parti du peuple breton qui propose la création d'un ministère de l'immigration, c'est l'actuel gouvernement de la France qui l'a fait.

Doit-on mettre ces amalgames honteux sur le compte d'une ignorance totale de la chose bretonne? Ce n'est pas à moi de répondre. L'article transpire de préjugés contre nos symboles, notre langue, et la défense de notre personnalité bretonne. Il donne l'impression désagréable que la France de l'ère Sarkozy est en train de revenir à grands pas à l'ambiance des années 1950, lorsque se dire Breton était un crime. Il appartient au Télégramme de décider s'il préfère tenir le rôle d'un journal d'information ou celui d'un tabloïd de bas étage.

Frederig Ar Bouder,
penn-rener Adsav !

Lire l'article sur l'ABP

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Mardi 22 janvier 2008
Janvier 2008, mois de l’action bretonne


Le 19 janvier 2008 s’est tenu à Lorient le VIIIe congres d’Adsav!, le parti du peuple breton, devant plus de 200 personnes. Cet événement fut le point d’orgue d’un mois d’actions d’envergure menées en Bretagne et en Europe.

Entre le 12 et le 16 janvier, les journées d’action bretonne, inaugurées par Ronan Le Gall, ont débuté par une tournée de travaux et de rencontres. Ces visites ont permis de rencontrer des représentants du monde économique et de coordonner les activités d’Adsav ! en Bretagne et à l’étranger. A cette occasion, Ronan Le Gall rencontra, à Paris, des membres de la diaspora bretonne, nombreuse en Ile de France. Le 17 janvier, une délégation conduite par Frederig Ar Bouder se rendit cette fois au siège du parlement européen, à Strasbourg. Le parti du peuple breton fut chaleureusement accueilli par le Président du Vlaams Belang, M. Frank Vanhecke, accompagné de MM. Philip Claeys et Koen Dillen. Visiblement très sensibles à la cause bretonne, les parlementaires flamands ont souhaité explorer les possibilités de coopération concrète entre nos deux nations dans les domaines politiques, économiques et culturels. La perspective d’une indépendance de la Flandre et la chance qu’elle représente pour la construction d’une Europe des peuples ont également été évoquées. La délégation a ensuite rencontré MM. Mario Borghezio et Francesco Enrico Speroni membres de la Lega Nord et anciens ministres. Des possibilités concrètes de coopération entre les mouvements de Bretagne et de Padanie furent à l’ordre du jour, ainsi que la perspective de placer la question des droits historiques et linguistiques de la Bretagne au coeur du débat européen. Des engagements ont également été pris en vue de visites prochaines auprès de parlementaires Irlandais et Danois. Ces coopérations devraient permettre de poser plus ouvertement la question de la présence française en Bretagne. Une tournée dans les Pays de la « Celtie » est également envisagée. La visite d’Adsav! à Strasbourg fut également l’occasion d’une prise de contact informelle avec des acteurs du renouveau linguistique en Alsace et en Lorraine germanophone.


Le VIIIe Congres d’Adsav ! débuta par un renouvellement du bureau politique. Frederig Ar Bouder succède à Padrig Montauzier, qui, après huit années de présidence, ne souhaitait pas briguer de nouveau mandat. Ronan Le Gall assumera désormais les fonctions de Vice-président et Eric Launay celles de Secrétaire national. Pendant son discours d’investiture Frederig Ar Bouder souligna l’importance du travail effectué sous la présidence Montauzier, et sa volonté de conserver au mouvement son orientation actuelle: l’indépendance dans l’Europe, au service du peuple breton. Le nouveau bureau politique procéda ensuite à la présentation officielle des premiers candidats d’Adsav ! aux élections cantonales de mars 2008. Le parti du peuple breton sera présent dans au moins six cantons: Auray (56), Briec sur l’Odet (29), Châteaugiron (35), Dol de Bretagne (35), Lamballe (22) et Saint-Père-en-Retz (44). Le thème général du congrès était «Elections 2008 : et après ? Enjeux et perspectives de la renaissance bretonne ». Les allocutions de Pierre Boutin et de Frederig Ar Bouder mirent l’accent sur la nécessité de compléter l’action électorale immédiate par un travail en profondeur, pour contrer la politique de « génocide culturel » insidieux mise en place par l’Etat français. Face à la destruction de notre langue, de nos paysages, aux discriminations et aux transferts de populations, le renouveau de la Bretagne suppose l’émergence de contre-pouvoirs bretons. Eux seuls permettront d’accompagner les efforts culturels. Apres l’évocation de messages de soutien venus de Flandre et d’Occitanie, le congrès s'est terminé comme à son habitude par le Bro gozh ma zadou et un grand banquet.

















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