Alors qu'au Tibet la répression contre les velléités
d'autodétermination prend une tournure de plus en plus brutale je souhaite rappeler de manière solennelle que le conflit qui ensanglante Lhassa représente bien plus qu'une querelle
entre deux nations lointaines dont le peuple breton n'aurait pas à se soucier. Depuis plus de soixante ans, l'acharnement de la Chine communiste contre le peuple Tibetain, tantôt
sournois, tantôt frontal, ne s'est jamais démenti. Il relève de motivations tout autant idéologiques qu'humaines. Doit-on rappeler que la République populaire de Chine
demeure un régime communiste qui, en tant que tel, bafoue la dignité humaine, les droits des peuples et la liberté de conscience? Comme tous les régimes inspirés de cette idéologie
macabre, l'Etat chinois conserve les attributs du totalitarisme. Bien des Européens, fascinés par les gains immédiats qu'ils pensaient tirer du mirage économique Chinois, ont trop longtemps
fermé les yeux sur la vraie nature du pays dont ils encouragent la montée en puissance.Depuis soixante ans, au prix de multiple sacrifices, le peuple Tibetain à su maintenir sa spécificité culturelle et surtout religieuse. Pour tout breton conscient de sa propre personnalité nationale cette fidélité à soi-même impose le respect. Pour la Chine communiste, cette indépendance des cœurs et des esprits est inacceptable. Alors qu'on se plait parfois à considérer le communisme comme un reliquat du passé, la répression actuelle nous rappelle que ce régime règne sans partage sur un pays en passe de devenir la première puissance économique mondiale. J'invite mes compatriotes à garder ces faits à l'esprit lorsqu'ils portent leurs regards sur le sort de notre propre nation: la négation du droit des peuples et des liberté religieuses vont toujours de pair avec les dérives totalitaires.
Frederig ar Bouder
Penn rener Adsav
Président d'Adsav
Le communisme tue encore !
Mes chers compatriotes,





(article Ouest France du 27
juin 2007)
