Premier tour des élections présidentielles françaises: Les Bretons ne veulent pas vivre en
le parti du peuple breton.
Le 22 avril, la Bretagne, à l’instar d’autres patries charnelles de l’hexagone, a émis un vote discordant. S’exprimant à contre-courant de la tendance française, les Bretons ont montré qu’ils ne se reconnaissent pas dans les projets de centralisation et de confusion des pouvoirs. L’extrême France du Front National n’a jamais fait recette chez nous. Depuis hier, nous savons que la République bananière façon Sárközy n’est pas davantage du goût des Bretons.
Certains Bretons se sont laissés séduire par les vaines promesses culturelles, linguistiques ou sociales des candidats Royal et Bayrou. Pourtant, le fait marquant de ce premier tour des élections présidentielles françaises est ailleurs: les Bretons se méfient des idéologies du déracinement. Ils se méfient d’une France qui ne vient de nulle part et ne va nulle part, sinon dans le mur. La France de la carotte et du bâton oscillant entre Kärcher et discrimination « positive » ne les fait pas rêver. Le projet de république bananière qui se dessine convient peut-être aux banlieues de la région parisienne. Ce n’est pas à nous d’en juger. Mais une chose est certaine, ce modèle de société ne correspond pas à notre sensibilité. La culture bretonne est faite de spécificités locales, de terroirs, de respect pour les valeurs, la nature, et les personnes. Nous aimons l’ordre véritable fondé sur la justice, pas l’autoritarisme creux et le pouvoir d’un seul.
En France ce n’est pas le vote breton qui fait les élections et si nous ne construisons pas notre propre avenir personne ne le fera pour nous. ADSAV!, le parti du peuple breton combat pour que les Bretons retrouvent le goût de l'action. Au lieu de voter éternellement pour "le moins mauvais" nous devons décider par nous-mêmes, décider pour nous-mêmes. En glissant dans l’urne le bulletin “élection française abstention bretonne” quelques milliers de pionniers de la conscience bretonne ont dit: il est temps de se prendre en charge. Se prendre en charge pour construire la Bretagne qui seule assurera le bien-être de ses enfants. Notre tâche est claire : elle consiste à éveiller davantage la conscience du peuple Breton pour que ce mouvement s’amplifie. Vite, très vite, avant que la république bananière qui se profile ne broie définitivement la Bretagne.